Poltronesofà continue d'accumuler les amendes pour pratiques commerciales déloyales et publicités mensongères : la dernière en date, d'un million d'euros, a été infligée suite à une enquête ouverte début 2025 et close un an plus tard. Connaissez-vous la publicité de Poltronesofà ? Elle est omniprésente, à la télévision, à la radio, dans la presse et sur internet, mettant en scène, au fil des ans, des personnalités telles que Sabrina Ferilli, Amadeus, Mara Maionchi, Gerry Scotti, Carlo Conti, Alessandro Del Piero, Teo Teocoli et Orietta Berti. Le message est clair : des prix très bas et des produits de haute qualité, fabriqués en Italie.
Mais sur le premier point, celui qui préoccupe le plus les consommateurs, l'entreprise semble avoir des pratiques commerciales trompeuses, selon l'Autorité italienne de la concurrence. « L'entreprise », indique un communiqué de l'AGCOM, « omet d'indiquer correctement les prix et les remises affichés et met l'accent sur l'existence et l'avantage des prix réduits et des remises en pourcentage – y compris les remises à durée déterminée – calculés par rapport à des prix pleins beaucoup plus élevés qui, en réalité, ne sont jamais ou presque jamais appliqués. »
Tentons d'expliquer le procédé : grâce à une publicité omniprésente et au soutien de célébrités, Poltronesofà incite les consommateurs à acheter des fauteuils et des canapés constamment soldés. Or, en réalité, les prix « plein tarif » ne sont jamais appliqués, et même les remises importantes sont donc virtuelles, gonflées, ce qui représente un gaspillage d'argent évident pour les acheteurs de produits de la marque Poltronesofà. Par ailleurs, l'initiative de l'Autorité fait suite à de nombreuses plaintes d'associations de consommateurs qui accusent régulièrement Poltronesofà de pratiques commerciales déloyales.
Concernant le caractère artisanal des produits, mis en avant sous le slogan « artisans de qualité », plusieurs sources très fiables, du syndicat CGIL à l'émission suisse « Patti Chiari » sur RSI, ont émis des doutes. Le constat est plutôt embarrassant : sur environ 600 employés chez Poltronesofà, seuls trois sont officiellement recensés comme ouvriers. Comment peuvent-ils garantir des canapés, chaises et fauteuils faits main en Italie ? La réponse est simple : les produits transitent par un réseau de sous-traitants, de petites entreprises locales, principalement chinoises. Le coût de la main-d'œuvre est nettement inférieur à celui du « Made in Italy », et les conditions de travail s'apparentent à de l'esclavage moderne. S'ajoutent à cela les fournitures importées, comme la confection réalisée en Roumanie. Soyons clairs : tout est légal, en apparence, mais que reste-t-il alors des prix abordables et de la promesse d'« artisans de qualité » ?
Photo de couverture tirée du site web de fauteuil canapé
Lire aussi:
- Adidas pratique le greenwashing : l’entreprise fabrique des chaussures à partir de déchets, mais pollue, exploite la main-d’œuvre et a recours à la publicité mensongère.
- Le saumon écossais, un produit verdoyant : il n’est pas bio.
- Sofficini : trop gras et avec des ingrédients malsains
- Microplastiques dans Coca-Cola et Schweppes
Vous souhaitez voir une sélection de nos actualités ?
- Abonnez-vous à notre Newsletter cliquant ici;
- Nous sommes également sur Google Actualités, activez l'étoile pour nous ajouter à vos sources favorites ;
- Suivez-nous sur Facebook, Instagram e Pinterest.

