Que faire pour surmonter la peur de conduire une voiture

Un conducteur sur quatre en souffre. Toujours sur les nerfs au volant : comment surmonter la panique.

Stephan Mahlke FPGKH45Y6IQ Unsplash mis à l'échelle

Ce n'est pas un phénomène marginal : en Italie, quatre conducteurs sur dix ont peur de conduire et sont souvent sujets à des crises de panique au volant. L'intensité de cette peur peut varier considérablement : chez certaines personnes, elle ne se manifeste que dans certaines situations (autoroute, circulation dense, parkings), tandis que chez d'autres, elle est si forte qu'il leur est difficile de prendre le volant. La bonne nouvelle, c'est que, dans la plupart des cas, elle peut s'atténuer progressivement, naturellement et sans recourir aux médicaments habituels.

La première chose à faire est de comprendre d'où vient cette peur.Qu'est-ce qui te fait peur ?

  • avoir un accident
  • perdre le contrôle
  • l'avis des autres conducteurs
  • situations spécifiques (autoroute, parkings, tunnels, etc.)

Une fois que vous avez identifié la source de la peur, il peut être utile de :

  • Reprenez progressivement. Commencez par des itinéraires courts et familiers, parfois peu fréquentés. trafic. Au fur et à mesure que vous vous sentirez plus à l'aise, augmentez progressivement la difficulté : routes plus fréquentées, itinéraires plus longs, puis éventuellement autoroutes.
  • Conduisez avec une personne calme. Avoir à vos côtés quelqu'un qui inspire le calme et ne fait pas constamment de remarques peut renforcer votre confiance, surtout lors de vos premières sorties.
  • Pratiquez régulièrement. Même 15 à 20 minutes, deux ou trois fois par semaine, sont souvent plus efficaces qu'un long trajet en voiture occasionnel.
  • Revoyez les notions de base, si nécessaire. Si vous avez l'impression d'avoir perdu vos réflexes de conduite, quelques leçons avec un moniteur d'auto-école peuvent être très utiles, même si vous avez votre permis depuis des années.
  • Gérer leanxiété. Si vous remarquez que votre cœur s'emballe ou que vous vous raidissez, essayez de ralentir votre respiration lorsque vous êtes immobile (par exemple avant de démarrer ou à un feu rouge), en évitant de voyager lorsque vous êtes très fatigué ou particulièrement stressé.

Il est également important d'éviter d'abandonner complètement la conduite si votre objectif est de la reprendre. Éviter toute situation anxiogène peut apporter un soulagement à court terme, mais cela ne fait souvent qu'aggraver le problème à long terme.

L’une des techniques utilisées depuis longtemps, et avec d’excellents résultats, est celle de « la pire imagination ». Consacrez une demi-heure par jour à imaginer tous les scénarios catastrophes si vous perdiez le contrôle de votre voiture, et comment vous pourriez les gérer. Vous constaterez qu'après un peu d'entraînement, les choses s'amélioreront et la peur diminuera progressivement.

Si le problème est l'agoraphobie, au lieu de s'attaquer immédiatement au chemin le plus difficile, on établit une échelle de difficulté. Par exemple :

  • s'asseoir dans la voiture
  • faire une petite promenade
  • conduire dans un quartier tranquille
  • s'attaquer aux routes plus fréquentées
  • parcourir des distances de plus en plus longues
  • Abordez progressivement les situations les plus redoutées, comme les autoroutes ou les tunnels.

Si toutefois le problème est l'acrophobie, il se peut qu'il ne vienne pas de la voiture elle-même, mais plutôt de certaines situations de conduite qui provoquent une sensation de hauteur ou de vertige. Par exemple :

  • conduire sur des ponts très hauts
  • voyager sur des viaducs ou des routes de montagne avec des surplombs
  • s'attaquer aux rampes ou aux ponts surélevés
  • percevoir une sensation de « vide » ou de perte de contrôle dans certains domaines

Dans ces cas-là, l'anxiété peut devenir généralisée, rendant stressante même la conduite dans des environnements qui, objectivement, n'impliquent pas de hauteur. Une bonne stratégie consiste à aborder les situations progressivement : commencer par des trajets courts et plats, puis les ponts bas, avant de s'attaquer à des situations plus complexes. Il est important que l'exposition soit graduelle et répétée, sans jamais dépasser ses limites.

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