L'ONU est désormais inutile

La guerre en Ukraine a confirmé l'impuissance totale des Nations Unies. Le droit de veto est désormais entre les mains de cinq nations, dont la Russie.

Importance de l'ONU

Dès le début de guerre en ukraineComme on pouvait s'y attendre, un fantôme plane sur le champ de bataille et autour des tables de la géopolitique :ONU. L'organe supranational le plus importantCréée après la Seconde Guerre mondiale pour disposer d'un centre de gravité permettant de consolider la paix et de prévenir même les conflits locaux, l'Organisation pour la paix et la sécurité des États-Unis (OPS) a une fois de plus démontré son impuissance. À tel point que… on se demande si c'est vraiment le cas., dans ces conditions, L'ONU peut encore être utile.

L'impuissance à l'ONU

Pendant la guerre en UkraineSuite à l'agression d'un État souverain membre des Nations Unies, l'ONU n'a pris aucune des trois mesures qui, en théorie, relevaient de sa compétence. Une résolution efficace et unanime (à l'exception de la Russie) résolution contre la condamnation de l'invasionUne activité de persuasion morale Il faut s'opposer à Poutine et ouvrir une véritable table des négociations, sans la laisser entre les mains irréalistes et précipitées de certains pays comme la Turquie, l'Égypte et Israël. Il faut également approuver le recours à la force, même dans les cas les plus graves.

A LIRE AUSSI: « On ne peut humaniser la guerre, on ne peut que l’abolir. » (Albert Einstein)

L'inutilité de l'ONU

L'inutilité de l'ONU, non seulement dans les cas de conflits très graves comme celui en Ukraine, est l'une des plus grandes lacunes du système. la mondialisationNous avons mondialisé les marchés, les monnaies, les biens, la main-d'œuvre, les matières premières. Mais nous n'avons pas fait le moindre progrès. gouvernance supranationale, sans laquelle la mondialisation sera toujours boiteuse et exposée à injustices flagrantesEn effet, la force de l'ONU a diminué, son rôle est devenu de plus en plus marginal, et cette paralysie, consciemment voulue, est inhérente au fonctionnement du Conseil de sécurité, cœur de l'appareil onusien.

LES VETO DU CONSEIL DE SÉCURITÉ

Le Conseil de sécurité est composé de cinq membres (États-Unis, Chine, Russie, France et Royaume-Uni), à savoir les vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale, auxquels s'ajoute la Chine, devenue une puissance incontournable pour toute négociation d'envergure. Aux représentants des cinq membres permanents s'ajoutent, par roulement, ceux de dix autres nations. Quel est le problème ? Conseil de sécuritéQu’est-ce qui l’empêche de fonctionner efficacement et en compromet l’utilité ? C’est simple : les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto. Ils peuvent, d’un simple geste, bloquer n’importe quelle mesure.

N'en gaspillez pas, achetez-en 2

QUE PEUT FAIRE L'ONU ?

Avec cette architecture et la répartition des pouvoirs qui en découle, l'ONU a très peu de marge de manœuvre face aux conflits internationaux. Elle est impuissante. Et quiconque prétend que les Nations Unies ne répondent qu'aux intérêts américains (même si ces derniers y exercent une influence décisive) est soit de mauvaise foi, soit ignorant des faits. Le véritable pouvoir, grâce à… veto Le pouvoir qu'ils peuvent exercer est entre les mains des cinq nations siégeant au Conseil de sécurité. Résultat : depuis 1945, le Conseil de sécurité de l'ONU n'a adopté que sept fois des résolutions autorisant le recours à la force pour mettre fin à des conflits très sanglants. Des guerres avec des épicentres locaux, cependant (Bosnie, Haïti, Kosovo, pour n'en citer que quelques-uns) où aucun des cinq membres permanents du Conseil de sécurité n'était directement impliqué. Il va sans dire que toutes les tentatives de réforme du mécanisme qui encadre le fonctionnement de l'ONU face aux conflits dans le monde ont toujours échoué. Et la France, qui parle tant de l'Europe et des États-Unis d'Europe, a toujours refusé de céder son siège permanent au Conseil de sécurité à un représentant de l'Union.

COMBIEN COÛTE L'ONU ?

Comme tous les éléphants d'argile, l'ONU est un machine gigantesque L'ONU, entre gaspillage et surévaluation des ressources, engendre des coûts exorbitants pour ses États membres. Son coût s'élève à environ 50 milliards de dollars, dont 22 % sont financés par les États-Unis. Quant à l'Italie, elle contribue chaque année au financement de l'ONU et de ses agences. 747 millions de dollarsOn peut se demander à ce stade si ce n'est pas en grande partie de l'argent gaspillé.

DÉCHETS À L'ONU

Il est facile de constater l'ampleur du gaspillage à l'ONU en examinant quelques chiffres clés. Les deux premiers concernent l'éléphantesque machine bureaucratiqueOn parle d'une multinationale de 37 000 employés, dont les salaires moyens dépassent les 50 000 dollars par an. Une véritable aubaine. Ce chiffre moyen grimpe considérablement si l'employé travaille ailleurs que sur son lieu d'affectation initial : en l'occurrence, il est en déplacement professionnel et pourrait y rester indéfiniment. De nombreuses dépenses sont prises en charge, du logement à la scolarité de ses enfants. Un autre élément qui sent le gaspillage est celui lié à… coût annuel des missions à l'étranger (Généralement infructueux, comme nous le savons) : 500 millions de dollars. Il va sans dire que les fonctionnaires de l’ONU sont habitués aux voyages de luxe (voire en jet privé), aux hôtels cinq étoiles et aux restaurants gastronomiques. Ils œuvrent pour la paix et, par-dessus tout, ils veulent qu’on les laisse tranquilles.

GUERRES : CE QU'IL FAUT SAVOIR

Vous souhaitez voir une sélection de nos actualités ?