Dans les nouvelles générations, la tempérance, lorsqu'elle est connue, a une saveur Rétro, inintéressante et sans inspiration dans un monde toujours pressé, qui ne souhaite pas ralentir, mais plutôt se laisser entraîner dans la poursuite des satisfactions annoncées par l'éternel présent. Pourtant, il suffirait de nous convaincre que la tempérance, telle que nous l'avons décrite, Elle possède une énergie capable de nous aider à discerner le bien du mal.. Nous limiter, au point où le mal est à deux pas, pour ne pas glisser dans les sables mouvants dehybris.
La tempérance est essentielle pour réguler les relations personnelles.Grâce à cette vertu, nous préservons longtemps les qualités d'un amour que le temps tend naturellement à estomper ; nous tolérons, de nos proches à nos voisins, des personnes si différentes de nous par leur nature, sans sombrer dans la frustration de la défaite ; nous ne succombons pas au piège d'un désir incontrôlé. Là où le désir demeure une chose merveilleuse, à vivre pleinement, même avec peu de limites. De la sphère privée à la sphère publique : la tempérance, ici synonyme de modération, est essentielle pour laisser respirer la politique, en tant qu'« art du possible », et donc de médiation constructive, non de compromis forcé. La politique est une lutte acharnée, un conflit vital, qui exige des moyens et n'exclut pas la violence, mais elle peut devenir prisonnière des illusions d'omnipotence de celui qui s'est emparé du pouvoir. Et elle en devient l'esclave, comme tout appétit démesuré.
L'abandon de la tempérance nous confronte à une modernité où nous devons quotidiennement faire face à l'usage arbitraire de la force, à la violence érigée en seul instrument capable de réguler les relations humaines. L'abandon de la tempérance est nécessaire à la classe des autocrates qui cherchent à dominer le monde par les armes et la conquête territoriale, dans un retour, impensable il y a encore quelques années, à l'utilisation de la guerre pour bâtir des empires. Or, la tempérance est encombrante, voire incompatible avec l'usage compulsif des réseaux sociaux, qui distillent et attisent son contraire, la haine.
Aujourd'hui, revendiquer la tempérance signifie nager à contre-courant, défier les courants et se mesurer à quelque chose qui est tout sauf soumis, et qui aide à orienter la boussole vers le chemin de la liberté, inextricablement liée à la responsabilité.
Citations célèbres sur la tempérance
- Seneca
La grandeur des sentiments, surtout de l'amour, des pensées et de ce qui subsistera de nous, n'a rien à voir avec les épreuves physiques de l'existence, même parfois nécessaires. La tempérance réside dans cette capacité à distinguer ce qui est véritablement utile, essentiel, de ce qui est superflu et fruit d'une pure futilité. narcissisme et le désir d'être remarqué. Même dans ses sentiments.
- Il est facile d'aller aux extrêmes, difficile de rester au milieu. Ezra Pound
Toute forme d'extrémisme, même l'excès compulsif et démesuré, est un raccourci, une façon de simplifier la vie en apparence et de donner l'illusion du plaisir. Mais c'est une solution fragile qui ne nous mène pas loin. Au contraire, par la tempérance, un chemin plus complexe, nous devenons plus solides et mieux armés pour affronter les difficultés de la vie. L'idée de L'idée exprimée ici par le poète américain n'est pas synonyme d'immobilité, mais plutôt de solidité, de difficulté à ébranler.
- Hippocrate de Cos
Avant les Latins et Sénèque, comme nous l'avons vu, les Grecs considéraient déjà la tempérance comme un guide existentiel. Le principe est le même et mène dans la même direction : dans la vie, on peut s'adonner à de nombreuses choses, des obligations professionnelles aux plaisirs du corps, de l'esprit et de l'âme. Mais il faut le faire avec modération. sens des proportions et aussi légèrement.
- Les trois signes de la grandeur sont : la générosité dans la planification, l'humanité dans l'exécution, la modération dans le succès. Otto von Bismarck
Bismarck était un homme qui aimait le pouvoir et savait parfaitement l'exercer. Son règne n'a pas été marqué par une attention particulière portée aux plus faibles, mais il n'a pas manqué de comprendre que, pour gérer le pouvoir sur le long terme, il faut faire preuve d'humanité. générositéEt surtout, grâce à la tempérance, tenez à distance le fléau de l'orgueil, cette sorte d'illusion de toute-puissance qui frappe les puissants lorsqu'ils perdent la raison. Et ils sont condamnés à une vie brève, sans laisser d'empreinte significative.
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