Rondine, une citadelle de paix et de dialogue

En Toscane, la paix n'est pas qu'un vain mot. C'est une méthode mise en pratique par les jeunes arrivant de pays en guerre.

Capture d'écran du 2026/06/11 du 12.03.24/XNUMX/XNUMX

Naomi, jeune Israélienneet Ibrahim, un jeune PalestinienIls sont arrivés à Rondine avec le sentiment d'être ennemis, conformément à la logique de leurs contextes respectifs et au nom du conflit qui ravage le Moyen-Orient depuis des décennies. Au début, ils se parlaient à peine. Non pas à cause d'un conflit personnel, mais parce que le poids de leurs histoires respectives pesait lourd entre eux : la peur, la douleur, la méfiance. Naomi, qui avait grandi avec le souvenir constant des attaques et l'état d'alerte permanent, avait appris à percevoir l'autre camp comme une menace. Ibrahim, qui avait grandi entre les points de contrôle et les restrictions, voyait l'autre camp comme une présence oppressive et injuste. Mais à Rondine, en les forçant à se rencontrer et à dialoguer, quelque chose de véritablement nouveau s'est produit : Ibrahim dit avoir parlé pour la première fois à un Israélien sans se sentir jugé, et Naomi dit avoir, elle aussi, écouté pour la première fois un Palestinien sans le réduire à un simple cliché médiatique ou à ses peurs. Ils ne sont pas devenus amis, mais ils ont assurément fait l'expérience directe de la valeur du dialogue.

Il existe 59 conflits dans le monde, impliquant 192 pays : un scénario qui ressemble à une troisième guerre mondiale « par morceaux », selon les termes du pape François. Et en Italie, où les initiatives visant à contribuer à la fin des conflits ont toujours été nombreuses, se trouve un petit village de Toscane, Rondine, surnommé « la citadelle de la paix », où le mot paix n'a pas perdu de sa valeur.

Des jeunes issus de pays en conflit viennent ici vivre ensemble pendant une période de formation. L'idée est simple, mais radicale :

  • rassembler des personnes qui pourraient être considérées comme « ennemies » dans leur contexte national
  • faire en sorte qu'ils coexistent dans la vie quotidienne
  • les accompagner par la formation, l'étude et la médiation des conflits
  • Transformer son expérience personnelle du conflit en compétences de dialogue.

De nombreux jeunes, comme Naomi et Ibrahim, retournent dans leur pays et deviennent médiateurs, enseignants, militants ou travailleurs sociaux, apportant quelque chose de nouveau : l’expérience concrète que l’autre n’est pas seulement un ennemi hérité, mais une personne rencontrée, avec laquelle on peut aussi discuter pacifiquement.

Source de l’image de couverture : Fondazione Rondine

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