Trévise : Record de tri des déchets et taxe sur les déchets la plus basse d'Italie.

Près de 90 % des déchets sont triés. La quantité de déchets produits diminue constamment. Les mesures incitatives portent leurs fruits. Et ce n'est pas un hasard si la ville a été désignée Capitale verte de l'Europe pour 2025.

Modèle de Trévise pour la collecte sélective des déchets

En Italie, il existe un Modèle TréviseSans surprise, Trévise a été choisie comme Capitale verte européenne pour 2025, devenant ainsi la première ville italienne à atteindre ce prestigieux jalon. L'expérience de cette ville de Vénétie est essentielle pour comprendre les mécanismes qui permettent d'obtenir des résultats exceptionnels, au bénéfice de ses citoyens. Deux faits méritent d'être soulignés : Trévise est à la fois la ville italienne affichant le pourcentage le plus élevé de collecte sélective des déchets et la taxe sur les déchets la plus basse.

 Selon les données de l'ARPAV (Agence régionale pour la prévention et la protection de l'environnement en Vénétie), la capitale provinciale affiche le pourcentage le plus élevé de collecte sélective des déchets du pays : Pour cent 87,2Trévise produit 55,46 kilogrammes de déchets résiduels par habitant (la moyenne nationale étant de 386 kilogrammes par Italien). En clair : grâce à leur civisme, les Trévise savent gérer correctement leurs déchets et, par la même occasion, en produisent de moins en moins.

Modèle de Trévise pour la collecte sélective des déchets 2

Trévise détient un autre record qui va de pair avec l'essor du tri sélectif des déchets : une taxe sur les ordures très faibleEn Italie, la moyenne est de 320 euros par famille (elle atteint 412 euros en Campanie), soit un tiers de plus que la moyenne nationale. 231€ payée annuellement par les ménages de Trévise et des 49 communes du consortium Priula. Il n'y a pas ici de décharges à ciel ouvert, comme celles que l'Union européenne nous demande vainement de fermer depuis des années, et qui continuent pourtant de fonctionner à plein régime, aux dépens des habitants des zones concernées. À Trévise, en revanche, grâce à un taux élevé de tri des déchets et à un service de collecte performant, raccolta et disposition, aux petits plantes de compostagele ordures presque tout le monde vient recyclé e réutiliséLe compost est produit à partir de déchets organiques, puis vendu aux pépinières ; quant au verre, au plastique et aux canettes, ils sont intégrés à des groupements d'achat pour être transformés en produits industriels destinés à la vente. On ne trouve aucun déchet dans les rues. Nulle part.

Le modèle de Trévise comprend trois éléments que toutes les municipalités italiennes devraient prendre en considération. Une bonne politique de incitationBien recycler, c'est faire des économies : tel est le message qui guide la gestion des déchets locaux depuis des années. À commencer par la taxe sur les déchets. Des incitations sont même mises en place pour certains produits, notamment les plus polluants. Par exemple, pour les couches lavables, la municipalité encourage leur achat par les familles les plus défavorisées.
Un deuxième élément du modèle de Trévise concerne lel'efficacité du réseau de collecteIl existe un service de collecte en porte-à-porte, mais surtout, 674 véhicules sont mobilisés pour la collecte des ordures ménagères, dont près de la moitié, 265 précisément, sont dédiés à la collecte à domicile. Ces véhicules compacts et performants évitent les embouteillages et remplissent efficacement leur fonction, assurant ainsi la propreté de Trévise en permanence. Enfin, n'oublions pas l'importance du civisme citoyen : sans sa coopération, toute intervention administrative restera lettre morte.

Le véritable problème, c'est que, même en matière de tri des déchets, notre pays présente de fortes disparités. Certaines régions affichent des résultats comparables à ceux de l'Europe du Nord, tandis que d'autres se retrouvent en queue de peloton. Ces écarts ne se limitent pas au Nord et au Sud (bien que la majorité des communes présentant les taux de tri les plus élevés se situent dans le nord), mais existent également au sein d'une même province. Naples affiche un taux de 38 % (et progresse, même si c'est légèrement), tandis que dans la commune voisine de Melito, ce taux dépasse largement les 50 %. Sans doute, compte tenu des grandes distances qui séparent deux zones si proches, les habitudes quotidiennes des habitants ont-elles une incidence significative.

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