COÛT DE LA BUREAUCRATIE ITALIENNE
Essayez de vous mettre à la place d'un jeune homme issu d'une famille modeste qui parvient à lui apporter un peu de soutien, dont les études n'ont pas été particulièrement brillantes, et qui pourtant aspire à… risque et créer sa propre entrepriseUn jeune homme comme des millions d'Italiens qui, dans les années 1950 et 1960, ont changé le visage du pays et découvert le plaisir du petit commerce, de l'action et du bien-être.
Compte tenu du contexte actuel et des tendances actuelles du marché, il est probable que le jeune homme entreprenant dont nous parlons envisage d'ouvrir une entreprise. bar-cafétéria, Ou un boutique de glacesUn petit lieu, à lancer progressivement puis à développer. Impossible. Ou du moins très difficile.
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PROBLÈME DE BUREAUCRATIE EN ITALIE
Le véritable obstacle que toute personne faisant preuve d'un minimum d'initiative doit surmonter s'appelle bureaucratieEt dans le cas de l'ouverture d'un bar ou d'un glacier, il vous faut vous armer de sainteté pazienza et traverser la jungle de 71 procédures bureaucratiques, avec des timbres et des signatures de 21 entités différentes (Dans le cas d'un glacier, cela devient 26.) Nous vous épargnerons la liste, mais sachez que nous allons tout couvrir, de la police routière à la province (n'avaient-ils pas été abolis ?), de l'Autorité nationale des routes (ANAS) aux autorités sanitaires locales (ASL).
L'épreuve se traduit immédiatement par un double déchet, de argent et tempoDes années devront s'écouler avant que vous puissiez enfin ouvrir les volets, et il se peut que les conditions du marché aient complètement changé. Et rien que pour démarrer le processus, vous devrez mettre la main à la poche et sortir… 14 667 euros pour le bar e 12 260 euros pour le glacierUn vol bureaucratique, un vol de routine.
Ensuite il y a les frais supplémentaires, où l'on organise des tombolas. Certaines régions et municipalités les interdisent, d'autres vous arnaquent. Turin et Gênes ils vous font payer 50 euros de droits de timbre pour frais administratifsÀ Biella, zéro. Qui sait, peut-être qu'à Turin et à Gênes, ils utilisent un stylo à encre spéciale pour signer ces documents, ce qui coûte très cher et nécessite donc un remboursement aux citoyens. Le certificat d'habitabilité est généralement gratuit, mais à Sicile, peut-être en raison des conditions climatiques particulières de la région, ils demandent des frais de 1.500€ et au moins 60 jours avant de clore le dossier. Plus de coûts, plus de gaspillage, plus de signatures.
LA BUREAUCRATIE EN ITALIE
Laisse moi être clair: la bureaucratie est utileEt sans elle, l'Italie serait encore plus un Far West qu'elle n'y paraît aujourd'hui. Mais cette bureaucratie non seulement sape et décourage toute initiative, mais elle ne garantit aucune transparence. Nous sommes le pays leader en Europe pour abus de construction Et pour de vastes étendues de terres dévorées par des constructions de toutes sortes. Pourtant, en Italie, l'obtention du permis de construire le plus élémentaire prend pas moins de 234 jours, contre 184 en France et 97 en Allemagne. Rien que pour installer l'enseigne de ce bar ou de ce glacier dont rêve le jeune homme, il lui faut encore convaincre douze autorités.
Parallèlement, depuis plus de dix ans, nous avons des ministres de la Simplification et des ministres qui annoncent réductions drastiques des lois et des règlementsmais d'autres furent écrits durant la même période 300 normes ce qui a des répercussions sur les activités commerciales et les permis nécessaires. Coup dur après coup, jusqu'à ce que la question ultime se pose : dans ces conditions, mis à part les criminels qui blanchissent de l'argent sale, qui aurait la patience d'ouvrir un bar ?
HISTOIRES DE DÉCHETS ABSURDES :
- Erreurs médicales : En Lombardie, les aiguilles et les seringues pour les diabétiques coûtent dix fois plus cher. Dans le Latium, un groupe de médecins et d'infirmières propose des examens gratuits dans les hôpitaux.
- Rome, la capitale aux nids-de-poule. Mais ce n'est pas la faute de la pluie. Tous les contrats de réparation routière étaient truqués (photo).
- Rentes viagères : tous les mensonges racontés par les politiciens pour que personne n'ait à y toucher.
- Gaspillage alimentaire dans les hôpitaux : près de la moitié des plateaux-repas finissent à la poubelle.
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